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Le Morbihan Histoire  Si l’histoire de la terre morbihannaise se confond souvent avec celle de la Bretagne, elle possède pourtant ses traits propres. C'est d'abord cette étonnante civilisation des mégalithes qui, quelque 2 000 ans avant J.C. édifia ces monuments mal expliqués que sont les menhirs, les dolmens ou les tumulus. Jusqu'au Xème siècle, le pays fut l'objet de conquêtes, de défaites et de victoires. Puis c'est la grande période du duché de Bretagne. Le célèbre "Combat des Trente" entre Josselin et Ploërmel, est resté comme l'un des plus hauts faits d'armes de la chevalerie. Vannes fut alors la véritable capitale du duché. Après la Révolution, la chouannerie s'organise mais doit finalement capituler. Au XIXème et XXème siècle nombreux sont les morbihannais qui donnèrent leur vie pour la France. Le combat de Saint-Marcel eut un rôle important dans la bataille de 1944 pour la libération du territoire. Géographie La première particularité du Morbihan est d'être le seul département à ne pas porter un nom français. Morbihan signifie "petite mer" en référence à son golfe. Le département du Morbihan a une superficie de 682 264 ha et compte près de 800 km de côtes. Situé dans une zone tempérée, le Morbihan jouit d'un climat d'une douceur exceptionnelle due aux courants secondaires du Gulf Stream. Démographie Le Morbihan comptait 643 873 habitants au recensement de 1999 (31ème rang national). Sa densité moyenne est inférieure à celle de la Bretagne et de la France métropolitaine : 94 habitants au km² contre respectivement 107 et 108 habitants au km². La population est majoritairement regroupée dans la moitié sud du département, à proximité du littoral. Parmi les sept communes de plus de 10 000 habitants, trois se situent dans l'unité urbaine lorientaise qui compte au total 116 174 habitants : Lorient (59 189 habitants), Lanester (21 897) et Ploemeur (18 034) Les autres grandes unités urbaines sont Vannes (60 062 habitants), Auray (19125), Hennebont (18 807) et Pontivy (13 508). Economie En dépit des mutations importantes que connaît l’agriculture, ce secteur garde une place prépondérante dans l’économie morbihannaise. Le secteur secondaire est dominé par les grands groupes agroalimentaires qui côtoient un réseau dense de PME-PMI et d’entreprises artisanales se distinguant par leur savoir-faire et leur capacité à innover. La construction reste une activité majeure en raison du marché des résidences secondaires et de la préférence marquée des bretons pour la maison individuelle. Le secteur tertiaire, même s’il est moins développé qu’ailleurs, mobilise 65 % des emplois, avec un secteur bancaire actif et une grande distribution très présente. L’activité touristique contribue pour environ 10 à 15 % du PIB, à la richesse du département. Société Le revenu fiscal médian d'un morbihannais, est de 13 372 € (données 2000), ce qui est inférieur au revenu régional (13 617 €) et au revenu national (13 949 €). Si l'écart entre les revenus les plus élevés et ceux les plus bas est relativement faible, on ne peut s'empêcher de relever une fois encore les disparités entre la zone intérieure et la zone littorale, où se concentrent les plus hauts revenus. Le Morbihan est une terre de propriétaires (plus des deux tiers contre 55 % en France), résidant plutôt en maison individuelle. Tous moyens de confort confondus, les morbihannais se situent dans les normes et si l'on intègre les avantages liés aux atouts naturels du département, ils bénéficient globalement d'une qualité de vie sans aucun doute enviable. http://objectif.magistrat.free.fr |
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